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Qu'est-ce que le myélome multiple ?

 

Découvrez ce qu'est le Myélome Multiple à l'aide du quiz mis à votre disposition en cliquant sur vrai ou faux.

Le myélome est un cancer
Vrai
Faux

La bonne réponse est :

Le myélome est une maladie provoquée par la multiplication incontrôlée de cellules anormalesprésentes dans la moelle des os : les plasmocytes. Ces cellules, qui font partie des globules blancs, ont pour fonction normale de fabriquer les anticorps. Il arrive qu’un plasmocyte devienne anormal et ne soit plus contrôlé par le système immunitaire de l’organisme. Il se multiplie et ces plasmocytes anormaux envahissent la moelle osseuse. Ce processus de multiplication d’une cellule anormale est caractéristique des cancers.

La cause du myélome est connue
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
À l’heure actuelle, aucune origine précise du myélome n’a été identifiée. On ne sait pas pourquoi un plasmocyte devient anormal et se met à se multiplier. Il est probable que la maladie soit liée à différentes causes. L’exposition à des produits chimiques toxiques ou à une irradiation excessive est peut-être associée à un risque accru de développer un myélome, mais on ne peut l’affirmer avec certitude.

Le myélome est avant tout une maladie du sang
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Le myélome est dû à la prolifération de plasmocytes anormaux, qui sont des cellules situées dans la moelle des os. C’est donc une maladie touchant la moelle osseuse, avec notamment des répercussions sur les os. Cependant, les plasmocytes anormaux tendent à envahir la moelle osseuse, au détriment des autres cellules qui y sont produites. Le myélome provoque donc souvent une diminution de la production des cellules sanguines.

Le myélome est une forme de cancer des os
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Le myélome est une prolifération de plasmocytes anormaux, qui sont des cellules de la moelle osseuse. C’est donc une maladie de la moelle osseuse et non des os. Cependant, les plasmocytes anormaux peuvent sécréter des facteurs qui stimulent la destruction et empêchent la reconstitution des os au contact desquels ils se trouvent. Les atteintes osseuses sont donc très fréquentes dans le myélome

Le myélome entraîne une destruction progressive des os
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Les plasmocytes anormaux se fixent aux cellules structurelles de la moelle osseuse, appelées cellules stromales, afin de pouvoir continuer leur développement. Parmi les processus qu’ils mettent alors en œuvre, ils perturbent le mécanisme du renouvellement osseux : ils stimulent les cellules chargées de la destruction de l’os (les ostéoclastes) et freinent l’activité de celles qui sont préposées à la fabrication de l’os nouveau (les ostéoblastes). Cela entraîne une fragilisation progressive des os, avec des zones de destruction osseuse et un risque accru de fracture.

On parle de myélome multiple lorsque l’on est atteint de plusieurs cancers en même temps
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
L’expression “myélome multiple” signifie que plusieurs régions osseuses sont souvent touchées en même temps par la maladie. Il y a donc généralement plusieurs localisations pour un seul et même myélome, d’où l’adjectif “multiple” qui lui est accolé.

Le myélome est une maladie fréquente
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Ce type de cancer est peu fréquent, puisque l’on dénombre environ 3 500 nouveaux cas en France chaque année. Le myélome représente ainsi 1,3 % de l’ensemble des cancers diagnostiqués tous les ans dans notre pays.

Le myélome touche surtout les personnes âgées de plus de 60 ans
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Cette maladie survient très rarement avant l’âge de 40 ans et la majorité des personnes chez lesquelles elle est diagnostiquée ont plus de 60 ans. Ainsi, l’âge médian au moment du diagnostic était, en 2000, de 70 ans chez les hommes et de 74 ans chez les femmes.

Les femmes sont plus fréquemment atteintes par le myélome
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Cinquante-quatre pour cent des cas de myélome diagnostiqués en France concernent des hommes. Cette prédominance masculine s’observe à tous les âges.

Les premiers signes du myélome sont toujours les mêmes
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Même si les douleurs osseuses sont fréquentes dès le début de la maladie, les signes révélateurs peuvent être très variables d’une personne à une autre. De plus, ils ne sont pas spécifiques. Il peut ainsi s’agir d’une fatigue liée aux complications de la maladie (anémie, hypercalcémie, insuffisance rénale), d’une infection ou, plus fréquemment, de douleurs osseuses, voire d’une fracture spontanée. Parfois même, la maladie est révélée par un examen biologique anormal en l’absence de tout symptôme.

La maladie peut ne se manifester par aucun signe
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Environ 20 % des myélomes sont “asymptomatiques“, c’est-à-dire qu’ils ne se traduisent par aucun symptôme physique. Ils sont généralement découverts de façon fortuite, à l’occasion d’une prise de sang. Il s’agit du premier stade de la maladie, avec cependant un risque d’évolution vers une forme “symptomatique” (avec des symptômes physiques) au cours du temps.

Il n'existe qu'une seule forme de myélome
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
On distingue plusieurs types de myélome selon le plasmocyte anormal qui est à l’origine de la maladie. La fonction des plasmocytes est de fabriquer des anticorps (ou immunoglobulines) lorsqu’un virus ou une bactérie infecte l’organisme. Chaque plasmocyte est spécialisé dans la production d’un seul type d’anticorps. Lorsqu’un plasmocyte devient anormal, il se multiplie à l’identique (on parle alors de clones). Tous les plasmocytes anormaux ainsi produits continuent de fabriquer l’anticorps pour lequel ils sont conçus. À partir d’une prise de sang, il est possible de détecter ces anticorps produits en excès ; ils constituent ce que l’on appelle un “pic monoclonal”. Les myélomes sont différenciés en fonction de l’anticorps fabriqué par les plasmocytes anormaux. Dans 65 % des cas, l’anticorps appartient aux immunoglobulines G (IgG), dans 20 % des cas aux immunoglobulines A (IgA). Les myélomes dans lesquels l’anticorps fabriqué par les plasmocytes anormaux est de type IgD ou IgE sont très rares. Les plasmocytes anormaux peuvent aussi, dans environ 15 % des cas, fabriquer des fragments d’anticorps ; on dit alors que le myélome est à “chaînes légères”.

Plusieurs critères permettent d'établir le stade et le pronostic de la maladie
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Il existe trois stades au cours du myélome. Le premier correspond à une maladie asymptomatique, avec un pic monoclonal peu élevé et l’absence de lésions osseuses d’anémie ou d’hypercalcémie. Les stades II et III se rapportent à la présence de symptômes biologiques (anémie, hypercalcémie) et d’un pic monoclonal élevé ou de lésions osseuses. Ces deux stades se distinguent notamment en fonction du volume de la ou des tumeurs. Plus la masse tumorale est importante et plus la maladie peut être considérée comme évolutive et donc nécessitant d’être traitée. Mais d’autres facteurs de gravité entrent en ligne de compte. C’est le cas en particulier du taux de β2-microglobuline. Produite par les plasmocytes (mais aussi par d’autres cellules), cette protéine est un marqueur de l’activité de la maladie. Plus son taux est élevé, plus le myélome présente un caractère évolutif. L’existence d’anomalies acquises au cours de la maladie au niveau de certains chromosomes est aussi un facteur pronostique important. Le fonctionnement des reins est également un élément important. De nombreux médicaments utilisés pour traiter le myélome sont en effet éliminés par les reins. Si la fonction rénale est altérée, le traitement sera plus compliqué.