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Les examens du diagnostic

 

Découvrez comment le Myélome multiple est diagnostiqué à l'aide du quiz mis à votre disposition en cliquant sur vrai ou faux.

Le myélome peut être évoqué à partir d'une prise de sang réalisée dans un autre but
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
L’augmentation anormale du taux d’une immunoglobuline peut en effet être détectée lors d’un examen sanguin de routine, notamment une simple vitesse de sédimentation. Cela peut être le signe d’un myélome et doit conduire à consulter son médecin et à pratiquer d’autres examens biologiques et radiologiques.

C'est parfois l'association de plusieurs symptômes qui conduit à suspecter un myélome
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Les premiers signes de la maladie ne sont pas vraiment spécifiques. Cependant, lorsqu’une personne se plaint d’être fatiguée, qu’elle présente une anémie et surtout qu’elle souffre de douleurs osseuses, la conjonction de ces différents symptômes doit conduire à envisager un myélome. Le diagnostic sera alors confirmé par différents examens sanguins.

Plusieurs examens sont nécessaires pour établir le diagnostic
Vrai
Faux

La bonne réponse est :

Le diagnostic du myélome repose en premier lieu sur la recherche de la prolifération des plasmocytes anormaux au niveau de la moelle des os. L’anticorps anormal produit par ces cellules est par ailleurs mis en évidence par un examen appelé “électrophorèse des protéines”. Celui-ci consiste dans un premier temps, à partir d’une simple prise de sang (pour laquelle il n’est pas nécessaire d’être à jeun), à analyser les protéines se trouvant dans le sang (les anticorps sont en effet des protéines) et à mesurer leur taux respectif. En cas de myélome, l’une de ces protéines est présente en grande quantité. L’examen montre ce que l’on appelle un “pic monoclonal”. De nouvelles analyses, toujours à partir du même prélèvement de sang, permettent alors de déterminer l’anticorps dont il s’agit précisément, puis de le doser. Si l’anticorps monoclonal est à chaîne légère, ces mêmes examens sont réalisés sur les urines. D’autres examens sanguins peuvent aider à confirmer le diagnostic et à distinguer les myélomes indolents (sans symptôme) des myélomes symptomatiques : 
✓ la numération formule sanguine (NFS), pour déterminer si une anémie liée à la maladie est présente ou non ; 
✓ le dosage du calcium, dont le taux peut être plus élevé que la normale en présence de lésions osseuses ; 
✓ la mesure de l’urée et de la créatinine, afin de déterminer si le fonctionnement des reins est ou non altéré ; 
✓ des radiographies du squelette ou parfois un examen appelé IRM (imagerie par résonance magnétique) pour détecter les lésions osseuses.

Avoir un pic monoclonal signifie que l'on est forcément atteint de la maladie
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Lorsque le pic monoclonal est modéré et qu’il n’existe pas d’autres signes (cliniques, radiologiques et biologiques) de la maladie, il peut s’agir de ce que les médecins appellent une gammapathie monoclonale de signification indéterminée (ou MGUS). Il s’agit d’un état qui ne nécessite aucun traitement mais un suivi régulier (une fois par an en général). Il existe un très faible risque d’évolution de la MGUS vers un myélome (environ 1 % de cas par an). La plupart des personnes présentant une MGUS ne seront jamais atteintes d’un myélome.

Les examens réalisés à partir d'une prise de sang sont suffisants
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Si les examens sanguins permettent de suspecter la présence du myélome, d’autres examens sont nécessaires pour confirmer le diagnostic et préciser le stade d’évolution de la maladie. Un myélogramme, c’est-à-dire une ponction d’une petite quantité de moelle osseuse, doit ainsi être réalisé pour mesurer le nombre de plasmocytes dans la moelle osseuse et déterminer quelles anomalies ils présentent. Par ailleurs, des radiographies du squelette, parfois complétées par une IRM (imagerie par résonance magnétique), sont requises pour rechercher et évaluer les atteintes au niveau des os. D’autres examens peuvent être nécessaires en fonction des caractéristiques du myélome.

Une étude de la moelle osseuse est toujours indispensable
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Une ponction de la moelle osseuse ou un myélogramme est obligatoire pour confirmer le diagnostic de myélome. L’examen de l’échantillon de moelle osseuse prélevé permet en effet de quantifier les plasmocytes présents, de détecter ceux qui sont anormaux et d’identifier quelles anomalies ils portent. Cet examen se pratique généralement sous anesthésie locale, le patient étant allongé. Il consiste à introduire une aiguille creuse dans un os. Le plus souvent, il s’agit du sternum (os plat situé au milieu de la poitrine) ou de la crête iliaque (une partie saillante du bassin). Une fois l’aiguille en place, une petite quantité de moelle est aspirée pour être ensuite examinée au microscope. Un pansement est mis en place une fois l’aiguille retirée. Cet acte, réalisé en milieu hospitalier, peut être douloureux au moment de l’aspiration de la moelle, mais il ne présente pas de risque majeur.