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La prise en charge du Myélome Multiple

 

Découvrez quelle peut-être la prise en charge du Myélome Multiple à l'aide du quiz mis à votre disposition en cliquant sur vrai ou faux.

C’est à l’hôpital ou dans une clinique qu’une personne atteinte d’un myélome doit être suivie
Vrai
Faux

La bonne réponse est :

Comme pour tous les cancers, la prise en charge du myélome doit être assurée par des médecins spécialistes exerçant en milieu hospitalier (qu’il s’agisse d’un hôpital public ou d’une clinique privée). Le suivi de cette maladie nécessite en effet des compétences médicales spécifiques. De plus, certains traitements qui peuvent être proposés sont réservés à un usage hospitalier. Cela n’empêche pas, en parallèle, de continuer à être suivi par son médecin traitant.

Seuls les médecins spécialistes en hématologie prennent en charge les patients atteints d’un myélome
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
La majorité des personnes souffrant d’un myélome est aujourd’hui suivie dans les services d’hématologie. Cependant, d’autres spécialités médicales assurent également la prise en charge de cette maladie. C’est le cas notamment des services de rhumatologie, surtout lorsque les patients présentent des lésions osseuses, et de néphrologie en cas d’atteinte rénale par le myélome.

Les décisions au cours du suivi sont prises par un seul médecin
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Le myélome étant un cancer, sa prise en charge s’organise dans le cadre de ce que l’on appelle une réunion de concertation pluridisciplinaire (RCP). Celle-ci réunit, outre le médecin référent du patient, d’autres médecins de différentes spécialités : hématologues, radiothérapeutes, radiologues, biologistes, etc. Au cours des RCP, le dossier de chaque patient est présenté et discuté par l’ensemble des intervenants. Les décisions sont donc prises de façon collégiale afin de proposer le meilleur traitement possible. Ces décisions sont ensuite expliquées et proposées au patient afin d’obtenir son accord. Elles sont également transmises au médecin traitant.

Un traitement n’est pas systématiquement mis en route après la découverte d’un myélome
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Une fois le diagnostic établi, différents examens permettent de préciser le stade d’évolution de la maladie. Lorsque celle-ci est peu évoluée, notamment lorsqu’elle ne s’accompagne d’aucun symptôme, il a été montré au cours d’études qu’il n’est pas utile de donner un traitement. Cela ne permet pas de ralentir l’évolution ultérieure du myélome vers un stade plus avancé, tandis que le traitement expose le patient à des risques d’effets indésirables. Une simple surveillance suffit alors. Elle repose sur une consultation tous les 3 à 4 mois, avec des examens sanguins. Un bilan radiologique est pratiqué une fois par an. Cette surveillance régulière est poursuivie tant que le myélome reste stable.

Le traitement est déterminé en fonction de l’âge du patient
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
L’une des approches thérapeutiques préconisées pour traiter le myélome consiste à administrer une chimiothérapie intensive. Plus la dose de chimiothérapie est forte, plus la possibilité de détruire un maximum de cellules cancéreuses est élevée, et plus les chances de contrôle de la maladie (rémission) sont grandes. Un traitement intensif a toutefois pour conséquence de détruire également un grand nombre de cellules souches de la moelle osseuse, qui produisent les cellules sanguines. C’est pourquoi il s’accompagne toujours d’une autogreffe, c’est-à-dire de l’injection des propres cellules souches du patient qui ont été prélevées avant la chimiothérapie intensive. Pour qu’un tel traitement puisse être mis en oeuvre, il est nécessaire que l’organisme puisse le supporter. Il est donc actuellement réservé aux personnes âgées de moins de 65 ans. Les patients de plus de 65 ans se voient proposer un traitement moins intensif, mais qui a fait la preuve de son efficacité et qu’ils peuvent plus facilement tolérer.

Avec les progrès thérapeutiques, le myélome est de plus en plus considéré comme une maladie chronique
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
De nouveaux médicaments contre le myélome ont été mis au point au cours des dix dernières années. Ils permettent d’obtenir une meilleure efficacité des traitements proposés. De plus, le nombre de médicaments disponibles étant plus grand, il est possible de proposer des alternatives thérapeutiques en cas de rechutes. Il est ainsi possible, même après plusieurs rechutes, d’obtenir de nouvelles périodes de rémission. Certes, il n’est pas encore possible de guérir définitivement du myélome mais, avec les nouvelles stratégies de traitement, celui-ci s’apparente de plus en plus à une maladie chronique.

Il n’existe qu’un seul type de traitement du myélome
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Plusieurs types de médicaments sont aujourd’hui proposés pour le traitement du myélome : - des médicaments “cytotoxiques”, c’est-à-dire qui agissent contre les cellules cancéreuses; ils constituent ce que l’on appelle classiquement la chimiothérapie; - des corticoïdes;   - des médicaments nouveaux, différents de la chimiothérapie, qui agissent à la fois sur les cellules tumorales et sur leur environnement. Parallèlement à ces différents types de médicaments, il peut être proposé aux patients les plus jeunes un traitement intensif avec une autogreffe ou une allogreffe. Cette dernière permet parfois d’obtenir une guérison, mais nécessite de trouver un donneur compatible et présente des risques importants.

La chimiothérapie a pour objectif de contrôler l’évolution de la maladie
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Il n’existe pas, à l’heure actuelle, de médicaments permettant d’obtenir une guérison du myélome. Mais, en détruisant un grand nombre des cellules cancéreuses présentes dans la moelle osseuse et, éventuellement, dans d’autres parties de l’organisme, le traitement permet de contrôler l’évolution de la maladie. La durée de la rémission sera plus ou moins longue selon les personnes et le stade de leur maladie.

Le traitement par chimiothérapie est toujours administré par perfusions
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Tout dépend des médicaments prescrits. Certains nécessitent d’être injectés dans la circulation sanguine au cours de perfusions, tandis que d’autres se présentent sous la forme de comprimés ou de gélules.

Une chimiothérapie est un traitement systématiquement pris de façon continue
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
En règle générale, la chimiothérapie est administrée dans le cadre de cycles (ou cures). Chaque cycle comprend une période de prise des médicaments, puis une période sans traitement. La durée de chaque cycle est variable selon les médicaments prescrits, tout comme l’est celle pendant laquelle le traitement doit être pris. Ainsi, celui-ci peut être administré sur une seule journée ou sur plusieurs jours. Le nombre de cycles est également variable en fonction du traitement prescrit, de la façon dont le patient le supporte et de l’efficacité obtenue. Certains médicaments associés à la chimiothérapie doivent en revanche être pris tous les jours, aussi longtemps qu’ils sont efficaces.

La chimiothérapie ne concerne que les patients les plus jeunes
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Le traitement des personnes âgées de plus de 65 ans repose essentiellement sur une chimiothérapie qui associe plusieurs médicaments. Mais la chimiothérapie concerne également les patients plus jeunes, notamment lorsqu’un traitement intensif avec autogreffe est envisagé. Ce type de traitement repose sur l’administration d’une chimiothérapie à fortes doses, qui précède l’autogreffe. Quel que soit l’âge de la personne malade, la chimiothérapie fait partie, la plupart du temps, du traitement du myélome.

De nouveaux médicaments apparus ces dernières années ont permis d’améliorer l’efficacité des chimiothérapies
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
La recherche a permis de mettre au point de nouveaux médicaments actifs dans le traitement du myélome. Grâce à l’apport de ces nouveaux médicaments, associés aux chimiothérapies standards ou combinés entre eux, il a été possible d’obtenir une meilleure efficacité des traitements du myélome, qui se traduit notamment par des durées de rémission plus longues.

Une chimiothérapie s’accompagne toujours d’effets indésirables importants
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
La chimiothérapie, comme la plupart des médicaments, peut s’accompagner d’effets indésirables, mais ceux-ci sont variables d’une personne à une autre. Tout dépend des doses administrées, de la durée du traitement, de l’état général de la personne, de son âge et de sa sensibilité individuelle. Certains patients supportent plutôt bien les traitements, tandis que d’autres rencontrent davantage de problèmes. Dans tous les cas, les effets indésirables sont connus du médecin prescripteur. Il a ainsi la possibilité d’informer son patient des troubles susceptibles de survenir, de lui indiquer les démarches à suivre, et de lui prescrire des traitements qui préviennent ou limitent les effets indésirables.

Le traitement par chimiothérapie peut modifier le goût
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
La modification du goût et des saveurs est l’un des effets indésirables possibles de la chimiothérapie, et peut perturber l’alimentation. Certains aliments peuvent avoir un goût métallique ou amer. Ils peuvent aussi donner l’impression d’être trop salés ou, à l’inverse, trop sucrés. Des adaptations du régime alimentaire permettent le plus souvent d’atténuer ces désagréments. En règle générale, ces troubles sont temporaires ; ils s’estompent après l’arrêt du traitement.

Une fois posé, le dispositif d’accès veineux est permanent
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Faux

La bonne réponse est :
Pour faciliter la mise en place des perfusions, permettre une bonne diffusion des médicaments dans l’organisme et améliorer le confort du patient, il est souvent proposé par l’équipe soignante d’implanter un accès veineux central : il s’agit d’un dispositif relié à une grosse veine. Il comprend un cathéter, c’est-à-dire un tuyau souple, fin et résistant qui est introduit dans la veine. En règle générale, l’accès veineux central est installé au-dessus de la poitrine, sous la clavicule. On distingue deux principaux types de dispositif : le cathéter à émergence cutanée et la chambre implantable (on dit aussi “site implantable”). Le choix de l’un ou de l’autre dépend essentiellement du traitement prescrit et de sa durée. Une fois le traitement terminé, et si le bénéfice escompté a été obtenu et se maintient, le dispositif peut être retiré.

Les traitements médicamenteux peuvent entraîner des neuropathies
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Faux

La bonne réponse est :
Le myélome peut entraîner une atteinte des nerfs des membres appelée neuropathie. Cette atteinte peut être aggravée par certains médicaments utilisés pour traiter la maladie. Une neuropathie se traduit par des sensations de fourmillements et/ou de picotements, plus ou moins douloureuses et handicapantes. Parfois, on a l’impression de marcher sur du coton.

Lorsqu’elles surviennent, les neuropathies sont toujours définitives
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Faux

La bonne réponse est :
Après l’arrêt des médicaments, les symptômes de la neuropathie peuvent régresser progressivement. Dans l’intervalle, il est possible de prendre des médicaments pour soulager les douleurs. En revanche, il n’existe pas de médicaments permettant de supprimer les sensations de fourmillements ou de picotements.

Un suivi dentaire régulier est nécessaire avec certains traitements
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Faux

La bonne réponse est :
Certains médicaments prescrits chez les personnes atteintes d’un myélome sont susceptibles d’entraîner une ostéonécrose de la mâchoire, c’est-à dire une atteinte de l’os des maxillaires. Avant ce type de traitement, il est donc recommandé d’effectuer un bilan dentaire complet. D’une manière générale, il est conseillé aux personnes suivies pour un myélome de consulter régulièrement leur chirurgien-dentiste, afin de détecter et de traiter tout problème dentaire éventuel et ainsi prévenir les risques d’infections.

Il n’existe qu’une seule forme de greffe de cellules souches
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Deux types de greffes peuvent être envisagés dans le traitement du myélome.  

L’autogreffe. Elle consiste à recueillir et à congeler les cellules souches du patient, en prévision d’un traitement intensif, puis, une fois ce dernier terminé, à les lui réinjecter pour reconstituer la population de cellules sanguines que la chimiothérapie à fortes doses a détruite en même temps que les cellules cancéreuses. Les cellules souches provenant du patient lui-même, il s’agit d’une greffe dite “autologue”, d’où le terme “autogreffe”.  

L’allogreffe. Il s’agit d’une greffe de cellules souches réalisée à partir d’un échantillon de moelle osseuse provenant d’un donneur. L’objectif est de remplacer la moelle malade du patient par celle du donneur. Ce type de greffe nécessite de trouver un donneur compatible avec le patient. Mais, même en cas de compatibilité complète, il existe une possibilité de rejet du greffon, ce qui explique les risques liés à l’allogreffe.

La greffe de cellules souches autologues permet de recevoir une chimiothérapie plus forte
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Faux

La bonne réponse est :
Dans le myélome, il a été montré que plus les doses d’une chimiothérapie sont fortes, plus le traitement détruit des cellules cancéreuses et est donc efficace. Cependant, les chimiothérapies ne sont pas sélectives ; elles n’agissent pas seulement sur les cellules cancéreuses, mais aussi sur les cellules saines, en particulier celles de la moelle osseuse qui produisent les globules rouges et blancs, et les plaquettes. Par conséquent, plus les doses administrées sont élevées, plus le traitement entraîne une diminution des cellules sanguines (l’aplasie), ce qui induit une anémie, des risques infectieux et hémorragiques. Les traitements très intensifs peuvent provoquer une destruction prolongée ou définitive de la moelle osseuse. Pour pallier ce risque, il est possible de pratiquer une autogreffe de cellules souches. Cela consiste à recueillir, avant le traitement intensif, les cellules souches du patient, à les congeler, puis à les lui réinjecter à l’issue de la chimiothérapie intensive. Les cellules souches sont des cellules produites par la moelle osseuse, mais elles peuvent être prélevées par voie sanguine après stimulation de la moelle osseuse. Une fois réinjectées, elles vont retourner dans la moelle osseuse, se multiplier et produire de nouvelles cellules sanguines.

Les greffes de cellules souches concernent majoritairement les personnes âgées de moins de 65 ans
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Faux

La bonne réponse est :
L’autogreffe permet de reconstituer rapidement la population de cellules sanguines après un traitement intensif par chimiothérapie. Un tel traitement, au cours duquel de fortes doses de médicaments sont administrées, doit pouvoir être supporté par l’organisme. Les personnes âgées de moins de 65 ans sont davantage susceptibles de tolérer l’intensité de la chimiothérapie et de récupérer ensuite grâce à l’autogreffe. Au-delà de cet âge, les risques liés à ce type de traitement deviennent trop importants pour que ce dernier puisse être envisagé. Concernant l’allogreffe, elle expose à des risques importants, notamment de réaction du greffon contre l’hôte, pouvant mettre en jeu le pronostic vital. C’est pourquoi cette démarche thérapeutique ne peut être envisagée que chez des patients plutôt jeunes dont les médecins pensent qu’ils pourront supporter les effets de ce traitement, ou dans des formes de maladies graves justifiant les risques du traitement.

Avant une autogreffe, on reçoit une première chimiothérapie
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Faux

La bonne réponse est :
L’autogreffe se déroule en quatre étapes. Dans un premier temps, une chimiothérapie à doses “normales” est administrée afin d’éliminer le maximum de cellules cancéreuses. Ce traitement, dit d’induction, permet en quelque sorte de “nettoyer” la moelle osseuse. Dans un deuxième temps, la moelle osseuse du patient est stimulée par des facteurs de croissance et les cellules souches sont recueillies au cours d’une cytaphérèse. Cela consiste à faire transiter le sang, après stimulation de la moelle osseuse par un facteur dit de croissance, dans une machine spécifique qui trie les cellules et retient uniquement les cellules souches. Le sang est prélevé à partir d’un bras, passe dans l’appareil, puis est immédiatement réinjecté au patient dans l’autre bras. Les cellules souches ainsi recueillies sont alors congelées pour être conservées. La troisième étape est l’administration du traitement intensif, avec de fortes doses de chimiothérapie. Ensuite, quatrième étape, les cellules souches conservées sont décongelées, puis réinjectées par voie intraveineuse au patient afin de renouveler la population de cellules sanguines.

Le recueil des cellules souches peut s’effectuer sur plusieurs jours
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Faux

La bonne réponse est :
Afin de disposer d’un nombre suffisant de cellules souches, il est parfois nécessaire de répéter deux ou trois fois la cytaphérèse durant plusieurs jours consécutifs. Le patient n’est pas hospitalisé, il se rend aux jours prévus au centre où est pratiquée la cytaphérèse et rentre ensuite chez lui. Le procédé dure de trois à quatre heures et ne peut être réalisé qu’une fois par jour.

La cytaphérèse peut avoir des conséquences néfastes
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Faux

La bonne réponse est :
Il n’existe pas d’effets indésirables liés à la cytaphérèse : c’est une technique sans danger pour la plupart des patients. Quelques précautions sont néanmoins à prendre chez les personnes jeunes et/ou cardiaques.

Des cellules cancéreuses risquent d’être recueillies en même temps que les cellules souches pendant la cytaphérèse
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Faux

La bonne réponse est :
Au cours de la cytaphérèse, des plasmocytes malades peuvent effectivement être recueillis en même temps que les cellules souches normales. Cependant, ils sont alors présents en faible quantité, en raison du traitement d’induction réalisé avant la cytaphérèse. Par ailleurs, il a été montré au cours d’études cliniques que le fait de réinjecter une faible quantité de cellules cancéreuses en même temps que les cellules souches n’avait pas de conséquence sur l’efficacité du traitement. Des recherches ont été menées, au cours desquelles un tri supplémentaire a été effectué sur le produit de cytaphérèse afin d’éliminer les plasmocytes malades. Ces études ont montré qu’un tel procédé n’améliorait pas le résultat du traitement. En revanche, ce nouveau tri amoindrissait la capacité des cellules souches à reconstituer l’immunité. Cette approche a donc été abandonnée.

Il n’est pas nécessaire d’être hospitalisé pendant le traitement intensif et l’autogreffe
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La bonne réponse est :
Le traitement intensif entraîne une baisse transitoire mais importante des défenses immunitaires. Il est donc nécessaire que le patient soit placé sous surveillance médicale rapprochée et qu’il soit hospitalisé. La durée de l’hospitalisation est de trois à cinq semaines, à partir du début du traitement intensif. Pendant cette période, le patient est dans une chambre normale (une chambre stérile n’est pas nécessaire), mais des mesures d’asepsie renforcée doivent être prises. Le personnel soignant et les visiteurs doivent notamment porter un masque au contact du patient.

Il n’est pas possible de recevoir plus d’un seul traitement intensif avec autogreffe
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
Dans certains cas, lorsqu’un premier traitement intensif avec autogreffe n’a pas permis d’obtenir le résultat escompté, les médecins peuvent proposer un second traitement intensif avec autogreffe (ce que l’on appelle alors une double autogreffe). Cela peut permettre d’améliorer le bénéfice du traitement sur l’évolution de la maladie. Un deuxième traitement intensif avec autogreffe peut également être envisagé après une rechute, à condition qu’il reste en quantité suffisante des cellules souches prélevées lors du premier traitement.

L’allogreffe consiste à greffer des cellules souches d’un donneur
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Faux

La bonne réponse est :
Contrairement à l’autogreffe, où ce sont les cellules souches du patient lui-même qui sont prélevées avant le traitement intensif, on a recours à un donneur dans le cas de l’allogreffe. Pour cela, il est nécessaire que la carte d’identité génétique (système HLA) du donneur soit identique à celle du patient. Le plus souvent, le donneur est trouvé au sein de la famille du malade. Le procédé consiste à prélever soit des cellules souches (selon les mêmes modalités que pour l’autogreffe), soit un échantillon de moelle osseuse, par ponction-aspiration sous anesthésie générale, chez le donneur. Le greffon ainsi obtenu est ensuite transfusé au patient. Auparavant, il aura reçu un traitement destiné à détruire la moelle malade mais surtout son immunité, afin que les cellules souches du donneur puissent être acceptées par l’organisme.

Il est possible d’obtenir une guérison du myélome avec une allogreffe
Vrai
Faux

La bonne réponse est :
À l’heure actuelle, l’allogreffe est le seul traitement existant qui permet d’espérer une rémission très prolongée, voire une disparition définitive de la maladie. Cependant, cette technique n’est pas sans risque et elle suppose que la maladie soit auparavant parfaitement contrôlée. L’allogreffe ne peut donc pas être proposée à tout le monde. De plus, il n’est pas toujours possible de trouver un donneur compatible.

L’allogreffe présente des risques importants
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La bonne réponse est :
Pour que les cellules souches du donneur puissent s’implanter dans l’organisme du patient, il est nécessaire au préalable de détruire totalement le système immunitaire de ce dernier. Ainsi, pendant les premiers mois suivant l’allogreffe, le temps que les cellules souches greffées reconstituent un nouveau système immunitaire, l’organisme du malade est sans défense. Il est donc exposé à un risque infectieux, malgré les précautions importantes qui peuvent être prises (en particulier l’hospitalisation dans une chambre stérile). Par ailleurs, il peut se produire une réaction des cellules lymphoïdes injectées contre le receveur, ce que les médecins appellent “la réaction du greffon contre l’hôte” (GVH). Celle-ci entraîne notamment des éruptions sur la peau ainsi que des troubles digestifs et hépatiques. En cas de GVH sévère, il existe un risque de décès.