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Quels sont les effets secondaires des traitements de la leucémie lymphoide chronique ?

+ Tout développer - Tout réduire
+ Troubles cutanés

Troubles cutanés 

Certains traitements peuvent entraîner une sécheresse cutanée. (1, 2) 

Les paumes des mains et la plante des pieds sont deux zones particulièrement touchées par ce symptôme. Cela peut se limiter à des rougeurs et des plaques inconfortables mais peut aller jusqu’à des douleurs, la perte de la couche superficielle de l’épiderme (appelée desquamation), des fissures et un suintement. Certains patients souffrent également d’éruptions temporaires ou de boutons localisés ressemblant à de l’acné. (1, 2) 

Quelques conseils pratiques : (1, 3) 

- A faire : Il est recommandé de s’hydrater régulièrement et fréquemment et de porter des tenues et des chaussures confortables, souples et amples. Par ailleurs, il est recommandé de faire une pédicure et une manucure avant de commencer le traitement, surtout si les mains ou les pieds présentent de la corne. 

 

- A éviter : En revanche, évitez de vous exposer à la chaleur. Les pansements adhésifs, les vêtements et bijoux trop serrés sont également à proscrire, de même que les activités entraînant un frottement de la peau (jogging, par exemple). 

Comme tous les effets secondaires, il est nécessaire de signaler ces troubles cutanés à l’équipe soignante qui adaptera votre traitement et saura vous conseiller le soin adéquat. (4) 

 

Sources 

(1) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(2) « effets secondaires possibles des traitements par chimiothérapie - troubles cutanés », CHU de Nantes, www.chu-nantes.fr, consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

(3) site officiel de l’Institut national du cancer, www.ecancer.fr consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

(4) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015

+ Troubles cardiaques

Troubles cardiaques 

Certains médicaments administrés lors du traitement peuvent accroître le risque de troubles cardiaques et révéler notamment une infection ou une insuffisance cardiaque, en général après plusieurs cures. Des troubles peuvent néanmoins se révéler à plus long terme. Les troubles cardiaques peuvent également être consécutifs à la chute du taux de globules blancs. (1, 2) 

Il faut être attentif à un certain nombre de signes qui peuvent révéler cette complication et prévenir immédiatement son médecin notamment en cas d’essoufflement ou des oedèmes aux chevilles, de fièvre, perte de poids ou troubles respiratoires. Une surveillance et des examens cardiologiques réguliers seront mis en place pendant le traitement. Par ailleurs, en cas de palpitation et/ou de douleur dans la poitrine durant le traitement, il faut immédiatement prévenir l’équipe soignante. (2, 3) 

Pratiquer de l’exercice physique pendant la maladie est un moyen de réduire le risque de développer des troubles cardiaques. (4) 

 

Sources

(1) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(2) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(3) « La leucémie lymphoïde chronique », fiche d’information patient, Société française d’hématologie, mars 2009 

(4) Site de MacMillan Cancer support, UK, www.macmillan.org.uk, consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

+ Sexualité

Sexualité 

Certains médicaments utilisés dans le cadre du traitement peuvent avoir un impact sur votre vie sexuelle et entraîner notamment une baisse du désir. (1) 

Celle-ci peut avoir une origine d’ordre psychologique, consécutive à l’annonce de la maladie elle-même. Le choc entraîné peut en effet amener à se désintéresser de la sexualité : celle-ci n’apparaît plus comme prioritaire en la circonstance. D’autant que le corps lui-même change durant la durée du traitement (chute des cheveux et des poils, notamment), ce qui peut conduire à porter un regard négatif sur son corps et à ne plus se sentir désirable. (2, 3) 

La baisse de désir peut également être la conséquence du traitement lui-même et de ses symptômes (diarrhées, nausées, mucite etc.) sur le plan physiologique et fonctionnel. La fatigue peut aussi diminuer la capacité physique.(1, 2, 3) 

Il est nécessaire d’en parler, d’une part, avec votre médecin qui pourra vous donner des conseils pour supporter ces changements, mais aussi avec votre partenaire : la sexualité ne se limite pas à l’acte sexuel et, pendant le traitement, la tendresse, l’affection, les échanges sont essentiels. Vivre sa sexualité reste possible! (1, 2, 3) 

A noter que certains traitements peuvent entraîner une baisse de la fertilité. Il est donc essentiel d’aborder cette question avec l’équipe soignante si vous êtes en âge de procréer. Celle-ci pourra vous exposer les solutions possibles. De même, il est important de recourir à une contraception sûre et efficace durant le traitement et les mois qui suivent, afin d'éviter la survenue d'une grossesse durant cette période. (2,3, 4) 

Sources

(1) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », guide patients, Inca, mai 2015 

(2) « Sexualité et cancer – information destinée aux femmes », Ligue contre le cancer 

(3) « Sexualité et cancer – information destinée aux hommes», Ligue contre le cancer 

(4) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, janvier 2009 

+ Réactions allergiques

Réactions allergiques 

Certains médicaments prescrits dans le cadre du traitement peuvent provoquer des réactions allergiques.(1) 

Cela peut se manifester par un gonflement du visage, des lèvres et de la langue, un essoufflement, des difficultés à respirer, de la fièvre ou encore des troubles cutanés graves (démangeaisons, rougeurs, boutons). Ces symptômes ne doivent pas être pris à la légère.  L'équipe soignante surveillera l'apparition de ces réactions particulièrement lors de la première administration des médicaments. 

En cas de survenue d’un ou plusieurs de ces symptômes ou de tout autre trouble inhabituel, il faut immédiatement alerter votre médecin. Il adaptera votre traitement. (1, 2) 

Sources

(1) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(2) Site officiel de la Société canadienne du cancer, www.cancer.ca, consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

+ Perte d’appétit

Perte d’appétit 

Certains traitements peuvent entraîner une diminution voire une perte d’appétit, qui peut s’expliquer notamment par l’état nauséeux, les lésions buccales qui peuvent provoquer des modifications du goût ou encore l’anxiété. (1) 

Or, paradoxalement, il est essentiel de conserver un bon état nutritionnel et une alimentation variée et équilibrée (en quantité et en qualité) et de ne pas perdre de poids durant le traitement. Si votre appétit est affecté, mangez fréquemment (6 à 8 fois par jour) des petites quantités à fort apport calorique. (2) 

Il est déconseillé de se forcer à manger durant le traitement. Le petit-déjeuner étant en général le repas le plus apprécié, il est donc conseillé de le privilégier. De même, manger ce que l’on aime et ce qui fait plaisir peut aider à retrouver l’appétit. Il est également important de faire du repas un moment convivial : évitez de manger seul et privilégiez un environnement agréable. Par ailleurs, faire de l’exercice physique ou une promenade avant l’heure des repas peut également être un moyen de retrouver l’envie de manger. (1, 2, 3, 4) 

En cas de persistance des troubles alimentaires, l’intervention d’un diététicien en oncologie peut être utile. Votre médecin pourra également, le cas échéant, prescrire des compléments de vitamines ou minéraux. (4) 

 

Quelques conseils pratiques (1, 2, 3, 4) 

- Certains aliments, riches en calories, sont particulièrement recommandés : 

  • aliments salés : jambon, rondelle de saucisson, fromage, gâteaux apéritifs. 
  • aliments sucrés : compote, yaourts, gâteaux de riz, de semoule, flan, céréales. 

- En revanche, certains aliments sont à proscrire, en raison de leur texture, de leur goût, de leurs effets sur l’état buccal (voir la partie « lésions buccales ») ou de leurs apports caloriques insuffisants (produits allégés notamment). 

- Avoir des heures de repas et de collation flexibles tout en essayant, autant que possible de ne pas sauter de repas même si vous ne mangez que quelques bouchées. 

- Diversifier la forme et la préparation des aliments afin de susciter l’envie. Essayer de soigner la présentation. 

- Privilégier la nourriture froide ou tiède afin de limiter les odeurs de cuisine qui peuvent couper l’appétit. 

 

Sources

(1) site de la Fondation belge contre le cancer, www.cancer.be, consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

(2) site officiel de la ligue contre le cancer, www.ligue-cancer.net consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

(3) site de la Maison du cancer, www.la-maison-du-cancer.com, consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

(4) Site officiel de la Société canadienne du cancer, www.cancer.ca, consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

+ Nausées et vomissements

Nausées et vomissements 

Lorsque la leucémie lymphoïde chronique nécessite un traitement médicamenteux, des nausées peuvent survenir. Celles-ci peuvent se produire lors d’un traitement par voie orale, mais également lors de traitements injectables, par perfusion intraveineuse. Les nausées sont parfois – mais pas nécessairement – accompagnées de vomissements. (1) 

Les nausées peuvent être de trois sortes selon le moment auquel elles surgissent : (2) 

- des nausées anticipatoires surviennent avant le début de la cure. Elles sont souvent liées à l’anxiété voire à l’angoisse de la perspective du traitement.

- Les traitements peuvent entrainer des nausées durant les quelques heures qui suivent le début de l’administration des médicaments. 

- Enfin, des nausées peuvent se manifester plus tardivement. Si elles cessent la plupart du temps au bout de 3 jours, il est à noter qu’elles peuvent parfois persister un plus longtemps. 

 

Certains facteurs, comme le tabagisme, l’alcoolisme ou encore l’avancée en âge, peuvent accentuer ces symptômes. (3) 

 

Les nausées – et a fortiori les vomissements – entraînent des pertes d’appétit et de poids. C’est pourquoi il est nécessaire d’en parler avec votre médecin, afin de limiter les pertes en apports nutritifs, essentiels à la lutte contre la maladie. Il pourra vous être prescrit un traitement médicamenteux ou des compléments alimentaires. L’équipe soignante peut vous conseiller des techniques de relaxation et, le cas échéant, adapter votre traitement si vous avez commencé celui-ci. Elle pourra également vous expliquer comment moduler et adapter votre alimentation selon votre état. (1, 2, 4) 

 

Quelques conseils pratiques (1, 2, 4) 

 

- Alimentation : ne vous forcez pas et mangez ce dont vous avez envie, aux moments où les nausées sont les moins fortes. Si des nausées surviennent tandis que vous vous alimentez, arrêtez-vous et reprenez lorsque l’épisode nauséeux est terminé. Évitez également les plats trop lourds et difficiles à digérer (friture, épices etc.). Les nausées étant plus fortes à jeun, recourez à des petits encas. Enfin, reposez-vous après chaque repas, de préférence en position assise. 

- Boisson : comme pour la nourriture, buvez ce qui vous fait envie. Il est conseillé d’éviter les boissons sucrées. Boire de l’eau gazeuse ou sucer un glaçon peut soulager un état nauséeux. Essayez de boire régulièrement, à petites gorgées, mais évitez de boire juste avant ou pendant le repas. 

- Hygiène de vie : veiller à avoir une bonne hygiène bucco-dentaire. Par ailleurs, évitez les odeurs trop fortes (parfum, nourriture, produits ménagers etc.) qui peuvent entraîner des nausées. Des exercices de relaxation, comme inspirer lentement et profondément par le nez, peuvent vous soulager lors de la survenue de nausées. L’équipe soignante peut vous les enseigner. 

 

  • Pour en savoir plus, voir « vivre avec la maladie » 

 

Sources

(1) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(2) site officiel de l’Institut national du cancer, www.ecancer.fr consulté le 21/10/2015 et le 28/12/2015 

(3) site de l’Association de soutien et d’information à la leucémie lymphoïde Chronique et la maladie de Waldenström, www.sillc-asso.org consulté le 21/10/2015 et le 28/12/2015 

(4) site de la Fondation belge contre le cancer, www.cancer.be, consulté le 21/10/2015 et le 28/12/2015 

+ Lésions de la bouche

Lésions buccales 

Certains traitements peut entraîner une inflammation des muqueuses (mucite), particulièrement de celles de la bouche (stomatite). Lorsque cette dernière est atteinte, des aphtes, des rougeurs voire des douleurs apparaissent, ce qui peut gêner l’alimentation. (1, 2) 

Il existe quelques gestes et précautions simples à prendre afin d’éviter ou de limiter l’apparition de cet effet secondaire : (1, 2, 3) 

- Avoir une bonne hygiène des dents et de la bouche, à l’aide d’une brosse à dents souple. 

- Faire des bains de bouche après chaque repas avec des solutions à base de bicarbonate de sodium (prescrits par votre médecin) mais pas à base d’alcool qui dessèchent la muqueuse et peuvent brûler en cas de plaies ouvertes dans la bouche 

- Lubrifier fréquemment les lèvres qui ont tendance à se gercer avec un lubrifiant gras tel que la vaseline, le beurre de cacao etc. 

- Boire beaucoup : eau minérale, thé, tisane etc. (Au moins 2L/Jour)

- Le froid peut aussi soulager la douleur : glaçons, sorbets, glaces à l’eau etc. 

- Adapter son régime alimentaire : privilégier des aliments à la texture moelleuse et douce, des plats mixés, faciles à avaler. A contrario, bannir certains aliments acides et piquants (citron, vinaigre etc.), ceux qui favorisent l’apparition d’aphtes (comme les noix, l'ananas ou le gruyère) ou encore des aliments à la texture dure ou croquante particulièrement difficiles à manger en cas de lésions de la bouche. 

- Eviter la consommation de tabac et d’alcool. 

Si des lésions de la bouche apparaissent néanmoins, prévenez votre médecin qui pourra alors mettre en place, s'il le juge nécessaire, un autre traitement, notamment pour lutter contre la douleur ou la surinfection. Une assistance nutritionnelle peut aussi être envisagée dans les cas sévères. (1, 2) 

 

Sources

(1) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(2) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(3) site officiel de l’Institut national du cancer, www.ecancer.fr consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

+ Fatigue

Fatigue 

Comme de nombreuses affections de longue durée, la leucémie lymphoïde chronique a une évolution lente et ne nécessite pas de traitement dans les deux tiers des cas au moment du diagnostic, mais seulement une surveillance attentive. (1) 

60 % des patients atteints d’une leucémie lymphoïde chronique ne présentent aucun symptôme au moment du diagnostic. Toutefois, lorsque la maladie évolue, la fatigue est l’un des symptômes constatés, associée à une anémie, à un très grand nombre de lymphocytes ou de ganglions à l'examen. (1, 3, 5) 

La fatigue est à la fois un symptôme et un effet secondaire de la maladie. Elle ne doit pas être prise à la légère; contrairement à la fatigue commune, celle engendrée par un cancer n’est pas soulagée par le sommeil. Elle peut également être la conséquence d’un état physique engendré par les traitements, les déplacements, certains effets secondaires, l’anxiété, des troubles de sommeil etc. Cet état peut également révéler un système immunitaire vulnérable, particulièrement après le traitement. (1, 2, 5) 

Il est donc important de signaler cet état de fatigue à votre équipe soignante. Celle-ci pourra vous aider à le gérer et à diminuer les effets, en vous proposant des solutions adaptées, l’activité physique est particulièrement recommandée pour les patients en état de fatigue, de manière régulière et modérée. (1, 4) 

 

Sources (cf. dossier des sources joint) 

(1) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(2) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(3) « Informations aux patients atteints de leucémie lymphoïde chronique », livret LLC, SFH 

(4) site officiel de l’Institut national du cancer, www.ecancer.fr consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

(5) site de l’Association de soutien et d’information à la leucémie lymphoïde Chronique et la maladie de Waldenström, www.sillc-asso.org consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

+ Sensations d'engourdissement ou de fourmillement

Certains médicaments administrés pendant le traitement peuvent agir négativement sur le système nerveux. On parle alors de « neurotoxicité ». Celle-ci peut engendrer des troubles de la sensibilité, (appelés paresthésies) particulièrement aux extrémités du corps (mains et pieds) qui se manifestent par des fourmillements (parfois spécifiquement liés à une exposition au froid), des picotements ou un engourdissement (1, 2).

Ces sensations peuvent entraîner une gêne dans l’exécution de certains gestes demandant une précision particulière. Elles peuvent également causer une sensation désagréable lors de la marche. Plus qu’handicapantes, elles peuvent s’avérer être parfois extrêmement douloureuses. Le nerf auditif peut également être touché, entraînant une baisse de l’audition. (1, 2) 

Il faut le plus souvent avoir reçu plusieurs cures pour voir apparaître ces symptômes. Ceux-ci vont d’ailleurs tendre à disparaître après la fin du traitement. S’ils venaient toutefois à persister, il faut immédiatement le signaler à l’équipe soignante qui adaptera votre traitement le cas échéant. (1) 

 

Sources

(1) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(2) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

+ Diarrhées et constipation

Les effets indésirables peuvent être différents selon les traitements et les dosages. Des diarrhées et constipation sont possibles pendant le traitement.

En pratique. En cas de diarrhées, il est nécessaire d’adapter son alimentation. Privilégiez les féculents (pâtes, riz, pommes de terre vapeur) et autres aliments pauvres en fibres comme les bananes, la gelée de coing, les carottes etc. Evitez le café, les boissons glacées, les produits laitiers, les légumes crus, les céréales et le pain complet. Il est en revanche absolument nécessaire de boire beaucoup (eau, thé, bouillon, jus, soda à température ambiante etc.) car les diarrhées déshydratent. Dans tous les cas, avertissez votre médecin qui jugera, en cas de diarrhée aiguë, de la nécessité de mettre en place un traitement voire une hospitalisation (1, 2).

En cas de constipation, il est recommandé de boire beaucoup d’eau (au moins deux litres par jour) et de privilégier en revanche une alimentation riche en fibres (fruits et légumes frais, compotes notamment), des céréales et du pain complet. Boire un verre d’eau glacé ou de jus de fruit froid au réveil peut également permettre de lutter contre la constipation. A noter que celle-ci peut être favorisée par la diminution voire l’arrêt de l’activité physique : il est donc important, dans la mesure du possible, de faire de l’exercice régulièrement1.

A savoir

Avant une chimiothérapie ou une radiothérapie, un traitement préventif peut être prescrit pour limiter les diarrhées. 

 

Sources

(1) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique » Guide Patients, Inca, mai 2015 

(2) site officiel de l’Institut national du cancer, www.ecancer.fr consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015 

 

+ Chute de cheveux (alopécie)

Chute des cheveux (ou alopécie) 

La chute des cheveux est l'un des effets indésirables des traitements des plus redoutés. Il n’est pourtant pas systématique et dépend du traitement administré et de vos prédispositions naturelles. Lorsqu’elle survient, la chute des cheveux se produit en général entre 10 à 15 jours après le début du traitement. Il peut arriver de ressentir parfois des petits picotements ou des démangeaisons au niveau du cuir chevelu avant et pendant la chute des cheveux. (1, 2, 3) 

Quelques précautions peuvent permettre de limiter l’alopécie comme se couper les cheveux plus courts, ne pas se laver les cheveux trop fréquemment et éviter les colorations. (1) 

Le port d’un casque réfrigérant peut également vous être proposé. Cette sorte de « bonnet glacé » permet de réduire l’afflux sanguin et, donc, de diminuer la pénétration du traitement dans le cuir chevelu. Il est important de discuter du recours au casque réfrigérant pour votre cas précis avec votre équipe soignante. (1, 3) 

L’alopécie n’est pas définitive : les poils et les cheveux repoussent dès que l’on arrête le traitement. Il faut toutefois compter quelques semaines, et parfois plusieurs mois. À noter que la couleur et la texture des cheveux peuvent changer après un traitement. (1) 

Signe manifeste de la maladie, la chute des cheveux peut éventuellement être compensée par le port d’une perruque. Celle-ci peut vous être prescrite par votre médecin, qui pourra également vous donner les contacts des professionnels adaptés à votre cas. (1, 3) 

Sources

(1) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(2) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(3) site officiel de l’Institut national du cancer, www.ecancer.fr consulté le 21/10/2015 et le 28/12/2015 

+ Baisses des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes

Baisse des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes (1, 2) 

Les traitements peuvent avoir des conséquences indésirables sur la production de globules blancs et rouges ainsi que sur celles des plaquettes par la moelle osseuse. C’est pourquoi il faut faire des analyses sanguines en laboratoire de biologie médicale de manière périodique et,  au minimum, avant chaque traitement. En cas de taux anormalement bas, le traitement pourra être reporté jusqu’à un retour à la normale. 

Les globules blancs – Aussi appelés leucocytes, ce sont eux qui luttent contre les infections. Le traitement peut en diminuer le nombre, ce qui expose à un grand risque d’infection en raison de la faiblesse du système  de défense du corps. (1, 2) 

En cas de symptôme fiévreux (température supérieure ou égale à 38,5°C ou à 38°C de façon persistante, frissons), il faut immédiatement faire contrôler votre taux de globules blancs. Si celui-ci est particulièrement faible, vous pourrez faire l’objet d’une hospitalisation rapide. (1) 

En cas de taux bas, vous devez éviter d’être en contact avec des personnes malades (en particulier les enfants porteurs de maladies infantiles) et contrôler fréquemment votre température, la fièvre étant un indicateur d’une infection. (1) 

Si la chute du taux de globules blancs est trop importante, il pourra vous être administré (si le médecin le juge nécessaire) des facteurs de croissance qui permettront de réguler la fabrication ou la croissance de certaines cellules. (1) 

Les globules rouges – Une baisse du taux d’hémoglobine est fréquente durant le traitement. Or l’hémoglobine transporte l’oxygène des poumons vers les organes : lorsqu’elle baisse, les apports en oxygène sont insuffisants. (3) 

Vous êtes alors anémié, c’est-à-dire dans un état de fatigue et de faiblesse généralisées qui peut se traduire par une pâleur, des vertiges, des bourdonnements d’oreilles, des maux de tête, un essoufflement à l’effort, une accélération du rythme cardiaque, des troubles de la concentration. (1, 2, 3) 

Comme en cas de chute du taux de globules blancs, il pourra être prescrit des facteurs de croissance. Dans certains cas, vous pourrez également recevoir une transfusion de globules rouges. (1, 2) 

Les plaquettes – Les plaquettes sont impliquées dans la coagulation du sang. Un taux trop bas vous expose à un risque de saignement, des gencives par exemple. 

Certains signes peuvent révéler une chute du taux de plaquettes (saignement du nez, des gencives, apparition d’hématomes, sang dans les urines ou les selles) et doivent immédiatement être signalés à votre médecin. En cas de chute sévère, une transfusion de plaquettes pourra être faite. (1,2,3) 

Il est donc fortement conseillé, en cas de baisse des plaquettes, de vous montrer très prudent voire d’éviter toute activité potentiellement dangereuse ou au cours de laquelle vous pourriez vous blesser (bricolage, rasage etc.). (2) 

On parle d’aplasie quand est constatée une baisse simultanée des globules blancs, des globules rouges et des plaquettes. (1) 

 

Sources

(1) « Généralités sur les effets secondaires indésirables de la chimiothérapie », FFCD, Janvier 2009 

(2) « La prise en charge de la leucémie lymphoïde chronique », Guide Patients, Inca, mai 2015 

(3) site de l’Association de soutien et d’information à la leucémie lymphoïde Chronique et la maladie de Waldenström, www.sillc-asso.org consulté le 21/10/2015 et le 29/12/2015