15 mai 2018
-
3 min de lecture

Quelles aides pour les aidants familiaux ?

 
Voir le contenu
retour aux magazine

 

« En France, plus de 11 millions d’aidants prennent soin quotidiennement d’un proche fragilisé par la maladie chronique, le handicap et/ou le grand âge. Plus de 58% sont actifs et doivent concilier vie professionnelle et rôle d’aidant », explique la Compagnie des Aidants. Ces personnes apportent une aide pour la toilette, le ménage, les courses, les démarches administratives, les prises de rendez-vous médicaux, la bonne observance du traitement, le soutien moral de leur proche et se retrouvent dans bien des cas en situation d’épuisement psychique et psychologique. (1)

De fait, mobilisé par sa présence (mentale, affective et physique) auprès du proche, l’aidant peut en arriver à négliger ses occupations courantes comme rendre visite à des amis, faire du sport, aller chez le coiffeur… Il est évidemment capital de conserver ses activités propres et de préserver ses relations sociales : pour être à soi, se retrouver, mais aussi pour exister autrement. Ce temps pour soi a un autre avantage : il aide à maintenir une relation de qualité avec le proche. (2) 

 

 

De quels congés peuvent bénéficier les aidants ? 

Depuis le 1er janvier 2017, les aidants disposent d’un congé de proche aidant. Tous les salariés peuvent en bénéficier à condition de justifier d’un an d’ancienneté dans leur entreprise. Le congé doit être motivé par une aide apportée à un proche en situation de handicap (avec une incapacité permanente d’au moins 80 %) ou un proche âgé et en perte d’autonomie. Il n’est pas nécessaire de justifier d’un lien familial avec l’aidé. Sa durée maximale est de trois mois renouvelable sans pouvoir excéder un an sur toute une carrière. L’aidant peut, avec l’accord de son employeur, transformer son congé en temps partiel (3).

Les aidants peuvent également bénéficier d’un congé de solidarité familiale afin d'assister un proche en fin de vie. Ce congé est indemnisé et peut être pris de manière continue, fractionnée ou être transformé en période d'activité à temps partiel (3). Enfin, un congé de présence parentale de 310 jours renouvelables permet aux parents de s'occuper d'un enfant gravement malade ou handicapé (4)

 

  • L’avis de la Compagnie des aidants : « De plus en plus, les entreprises de toutes tailles mettent en place des actions destinées à soutenir les salariés aidants. Il faut oser en parler car si les salariés ne sont pas tenus de tenir au courant leur employeur, en parler à sa hiérarchie peut permettre une meilleure compréhension de la situation et de trouver des solutions ensemble (aménagement du temps de travail, dons de RTT, formation, accompagnement personnalisé…). Important : l’assurance maladie propose un bilan de santé gratuite tous les 5 ans. Il faut contacter sa caisse d’allocation pour en bénéficier. » 

 

S’accorder des temps de répit (5).

Les aidants ont longtemps été demandeurs de temps de répit facilités pour se reposer ou se dégager du temps pour eux. La loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement instaure ce droit pour les proches aidants de personnes bénéficiaires de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA), assurant une présence ou une aide indispensable à la vie à domicile de leur proche, et qui ne peuvent pas être remplacés pour assurer cette aide. Ce droit au répit peut être activé quand le plafond du plan d’aide APA de la personne aidée est atteint. Il peut financer, dans la limite de 500 euros par an, l’accueil de la personne aidée dans un accueil de jour ou de nuit, un hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial ainsi qu’un relais à domicile. Il existe également des plateformes de répit créées pour accompagner les aidants s’occupant d’un proche en perte d’autonomie quelle que soit sa maladie. 

 

Liste et coordonnées des guichets d'accueil de proximité ayant pour mission d'informer les personnes âgées et leur entourage.

 

En tant qu’aidant, pensez également à votre santé : l’assurance maladie propose un bilan de santé gratuite tous les 5 ans. Il faut contacter sa caisse d’allocation pour en bénéficier. 

 

Avoir accès aux droits et à l’information (2)

Pour obtenir des informations concernant les droits des aidants et ceux de leur proche fragilisé, il faut se rapprocher des structures ci-dessous qui informeront sur les solutions de proximité (aides, SAP, groupe de parole, consultation mémoire, formation dédiée aux aidants, accueil de jour etc.) : 

 

  • Du CCAS Centre d’action sociale de votre commune
  • Du CLIC Les centres locaux d'information et de coordination pour les personnes âgées
  • De la MDPH Maison départementale des personnes en situation de handicap Vous pouvez également contacter votre mutuelle et votre caisse de retraite qui mettent en place des solutions pour les aidants.

 

 

Liens utiles :

https://lacompagniedesaidants.org

http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/aider-un-proche

http://www.lajourneedesaidants.fr

http://www.jeunes-aidants.fr

http://www.avecnosproches.com

http://www.lamaisondesaidants.com

 

Sources : 

1. http://www.lamaisondesaidants.com

2. Etre aidant au quotidien – Guide pratique

3. http://travail-emploi.gouv.fr/actualites/l-actualite-du-ministere/article/le-conge-de-procheaidant

4. https://www.service-public.fr/particuliers/vosdroits/F1767 et https://www.service-public. fr/particuliers/vosdroits/F1631

5. http://www.pour-les-personnes-agees.gouv.fr/dossiers/les-nouvelles-mesures-de-la-loi

Tags